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Jeannette Colombel (1/5)

28 min
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Jeannette Colombel
Jeannette Colombel
Jeannette Colombel © Par Luc Rosenzweig, réalisation Bruno Sourcis. Avec la collaboration de Claire Poinsignon. Née le 30 décembre 1919 à Paris, **Jeannette Colombel ** est la fille du biologiste Marcel Prenant et de Lucy Prenant, née Soto, professeur de philosophie, directrice de l’Ecole Normale supérieure de jeunes filles (Sèvres). Elle se marie, encore étudiante, en 1938 avec Jacques Villette dont elle aura deux enfants, Jean-Pierre (décédé en 1975) et Françoise, qui deviendra l’épouse du philosophe André Glucksmann. Après la guerre, elle passe, en 1947 l’agrégation de philosophie, adhère au Parti communiste, quitte son mari pour rejoindre à Lyon Jean Colombel, un ancien condisciple de khâgne du Lycée Henri IV, résistant et communiste. Ce dernier occupera pendant quelques années des fonctions de permanent du PCF dans le domaine de la presse et de la culture à Lyon avant de prendre ses distances (sans rompre ouvertement) avec l’appareil du PCF et de prendre un poste de professeur de lettres dans un lycée à Lyon. Ils auront deux enfants Marie-Claude et Yves. Jean Colombel décède en 1977. Après un bref passage au CNRS, où elle étudie les conditions de travail des ouvrières du textile dans le Nord, elle est nommée professeur de philosophie à Lyon, d’abord en terminale au Lycée Saint-Just, puis en hypokhâgne et khâgne au Lycée Edouard Herriot, jusqu’à sa retraite en 1982. Elle poursuivra par la suite ses activités d’enseignement comme chargé de cours aux universités Lyon II et Paris VIII. Elle forme ainsi plusieurs dizaines de générations de khâgneuses et de khâgneux, dont certains connaîtront des carrières brillantes dans l’université, la littérature ou la presse. Son aura est tout autant due à ses qualités de pédagogue de la philosophie qu’à son engagement ouvertement assumé, au Parti communiste jusqu’à la fin des années 60 puis dans des mouvements d’extrême gauche, comme le Secours rouge, après sa rupture avec le Parti communiste. De la même manière on peut dire que ses engagements philosophique et politique sont allés de pair : expliquer Sartre, Foucault ou Deleuze dans les classes préparatoires des années 60 constituait déjà une transgression au regard des choix plus classiques de ses collègues de l’époque. **1)** ** Mémoires d’une jeune fille pas très rangée** BIBLIOGRAPHIE : 1974 : *Les murs de l'école* , Christian Bourgois éditeur.1980 : *Brumes de mémoire* , Stock.1981 : *Sartre ou le parti de vivre* , Grasset.1985 : *Sartre : un homme en situation, Tome I* , Hachette.1986 : *Sartre : une œuvre aux mille têtes, Tome II* , Hachette.1990 : *Les amants de l'ombre* , Flammarion.1994 : *Michel Foucault, la clarté ou la mort* , Odile Jacob.1997 : *La nostalgie de l'espérance* , Stock.2000 : *Jean-Paul Sartre, un homme en situation* , LGF. 2000 : *Lettre à Mathilde sur Jean-Paul Sartre* , LGF, Le Livre de poche.
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