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Jim Harrison avec Clémence Boulouque

30 min
À retrouver dans l'émission

Jim Harrison et Clémence Boulouque
Jim Harrison et Clémence Boulouque
Jim Harrison et Clémence Boulouque © M.Voinchet/RF traduction de Xavier Combes C'est chez son éditeur et ami Christian Bourgois que Jim Harrison nous a accueilli pour ces A voix nues. Né en 1937, écrivain, scénariste, poète, critique gastronomique et sportif, il est une sorte de Pantagruel du Midwest. Avec lui, nous nous sommes livrés à un parcours d'Amérique. « Qu'est-ce le destin sinon la densité de l'enfance ? » demande -t-il dans En marge, son recueil de souvenir. C'est d'abord autour de son enfance passée dans une famille d'origine suédoise dans la campagne du Michigan qu'il nous a emmenés : marquée par un accident qui le rend moitié aveugle à l'âge de sept ans, par un déménagement à la ville et par la mort accidentelle de son père et de sa soeur, cette période de sa vie est décisive - il décide de devenir écrivain et voit là une sorte de paradis perdu vers lequel il ne cessera de se retourner. C'est ensuite de son entrée en littérature en 1965 qu'il parle - avec une poésie expérimentale, Plain Songs, et des recueils qui l'aident littéralement à ne pas mourir : sa situation matérielle est précaire, il a la charge d'une famille et multiplie les petits boulots mal payés. Jusqu'au jour où l'un de ses textes suscite l'intérêt de Hollywood : il évoque cette expérience de scénariste, les excès et ce qui l'a conduit à prendre ses distances avec l'univers des studios. Legendes d'automne et. C'est cette expérience, toutefois, qui lui a permis d'acquérir sa liberté et de parcourir les territoires américains en scribe de l'immensité et de la poésie de l'espace, qu'ont si bien saisi les Indiens auxquels son oeuvre, aussi, est un infini hommage. Enfin, le portrait de Jim Harrison serait tronqué s'il ne se livrait pas, dans nos derniers entretiens, en insatiable gourmand, s'il n'était pas intarissable sur son goût pour la chère, les chairs, les breuvages, et sur sa passion pour les régimes à huit mille calories, cette façon de jouir de la vie en laquelle il voit une véritable liberté dans nos sociétés si normées.
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