LE DIRECT
Joël de Rosnay en octobre 2020
Épisode 3 :

"J'utilise la métaphore du surf pour expliquer que la vie est une vague, la vie est un flux"

29 min
À retrouver dans l'émission

Troisième entretien d'une série de cinq avec le scientifique Joël de Rosnay qui parle de sa réflexion sur l'art de vivre à partir de sa pratique du surf et des sports de glisse extrêmes en général. Il montre combien le comportement quotidien de chacun d'entre nous peut nous permettre de mieux vivre.

Joël de Rosnay le 16 Octobre 2020.
Joël de Rosnay le 16 Octobre 2020. Crédits : Olivier Morin - AFP

Dans ce troisième volet d'"A voix nue", Joël de Rosnay raconte les circonstances de l'écriture de son livre La Malbouffe co-écrit avec son épouse Stella de Rosnay et publié en 1979. La diététique si l'on se plonge dans l'étymologie du mot "signifie art de vivre et non privation" : "La prévention n'est pas la privation." Il développe ensuite son idée de "bionomie" ou gestion de sa propre vie domestique, c'est en quelque sorte "le management du corps". Il dit aimer "créer des mots, dans la mesure où ils émergent d'un concept". Il explique aussi ce qu'est l'épigénétique, une science qui montre l'évolution des gènes en fonction du comportement humain qui peut ainsi amplifier ou réduire l'expression des gènes.

Il y a de la violence, il y a du stress à la fois social et économique, il y a à la fois l'environnement qui nous pollue et ce que nous mangeons qui nous pollue mais avec une connaissance - et c'est ça le but de mes livres - c'est de faire comprendre ce qu'on peut faire pour lutter contre tout ça.

Les sports de glisse extrêmes sont "une addiction" pour lui. Il y a à la fois un stress excitant à cause du danger et ce "plaisir extraordinaire", "intense". A 76 ans, il se "fixe des limites" mais il peut en faire jusqu'à six heures par jour. Il raconte en 1964, l'anecdote de sa rencontre sur la plage avec Catherine Deneuve qui lui a demandé une leçon de surf et ce moment a été immortalisé par une photo de magazine.

J'utilise la métaphore du surf pour parler de ce que j'appelle la société fluide. Nous sommes dans un monde pythagoricien, euclidien, cartésien de la pyramide de pouvoir où chacun veut être en haut. 

Il en appelle maintenant à la nécessité pour chacun de prendre du recul, de voir la densité du temps. Il expose ainsi ses trois idées du temps : long et sociétal, cours et lié au zapping, large et en capacité d'organiser un capital-temps qui libère le temps.

Par Lydia Ben Ytzhak. Réalisation : Gilles Davidas. Prise de son : Etienne Leroy. Avec la collaboration de Claire Poinsignon.

Bibliographie

Surfer la vie

Surfer la vieJoël de RosnayLes Liens qui Libèrent, 2012

Intervenants
L'équipe
Production
Avec la collaboration de

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......