LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
Pierre Rosanvallon chez lui, à Paris, le 1er septembre 2000.
Épisode 1 :

L'engagement

29 min
À retrouver dans l'émission

Chez Pierre Rosanvallon, l'engagement a précédé les grandes études et la carrière universitaire.

Pierre Rosanvallon chez lui, à Paris, le 1er septembre 2000.
Pierre Rosanvallon chez lui, à Paris, le 1er septembre 2000. Crédits : Raphael GAILLARDE - Getty

Dès son plus jeune âge, Pierre Rosanvallon s'engage au sein de la JEC, la Jeunesse étudiante chrétienne, qui s'inscrit dans le sillon du catholicisme social, qui a marqué son éducation familiale. Il s'engagera ensuite dans le syndicalisme, aux côtés de la CFDT, et en politique avec le PSU de Michel Rocard et plus tard le PS.

Alors que j'étais fils de profs, j'ai vécu dans un environnement dans lequel l'engagement, le fait d'être quelqu'un de bien dans la vie, était prioritaire par rapport aux études.

Pierre Rosanvallon choisit tout de même ensuite la voie universitaire : l’ancien élève de Claude Lefort est aujourd’hui directeur d’études à l’EHESS et titulaire de la chaire d’histoire moderne et contemporaine du politique au Collège de France. Là encore, ses études sont marquées par l'engagement :

À HEC, j'ai découvert un univers qui ne m'intéressait absolument pas. Donc je me suis engagé pour créer du syndicalisme étudiant : on organisait des contre-cours, [...] on organisait des lectures philosophiques, on critiquait violemment les cours de psychologie de l'entreprise tels qu'ils étaient proposés... [...] Et j'étais l'un des responsables de l'UGE, qui était la branche grandes écoles du syndicat étudiant à l'époque.

Pour autant, Pierre Rosanvallon refuse de se définir comme un universitaire. Il préfère le terme et la catégorie d'intellectuel :

La vie universitaire est une vie en vase clos, c'est une vie entre profs, entre lecteurs. La vie intellectuelle, c'est le choc des idées appliqué aux enjeux politiques et aux réalités sociales immédiates. C'est pour cela que je ne me sens pas du tout un académique. [...] Je me sens plus comme un hérétique consacré que comme un prof consacré. 

Que ce soit dans la peau d’un militant syndical ou dans celle d’un historien, il n’a jamais cessé d’écrire. On lui doit en effet de nombreux essais, parmi lesquels L’Âge de l’autogestion (1976), Le Capitalisme utopique (1979), La Crise de l’État-providence (1981), Le moment Guizot (1985), Le Sacre du citoyen (1992), Le Peuple introuvable  (1998) ou encore La Société des égaux (2011). Et, parallèlement à ses travaux de chercheur, ce pourvoyeur d’idées s’est fait éditeur, dirigeant de collections comme "La République des idées" (2002) ou, très récemment, "Raconter la vie", qui fait la part belle aux expériences vécues par les (simples) citoyens.

Portrait de Pierre Rosanvallon en homme de combat.

Par Martin Quenehen. Attachée de production : Claire Poinsignon. Prise de son : Benjamin Chauvin. Réalisation : Charlotte Roux. Coordination : Sandrine Treiner. 

Intervenants
  • historien, titulaire de la chaire d'Histoire moderne et contemporaine du politique au Collège de France
L'équipe
Production
Avec la collaboration de
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......