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Svetlana Alexievitch (1/5)

27 min
À retrouver dans l'émission

Par Jean-Pierre Thibaudat. Réalisation : Ghislaine David. Attachée de production : Anne-Catherine Lochard. Rediffusion de l'émission du 14/03/2005 . Avec la collaboration de Claire Poinsignon et d'Anne-Pascale Desvignes.

Svetlana Alexievitch
Svetlana Alexievitch Crédits : Clemence Mary - Radio France

Svetlana Alexeievitch est l'une des bêtes noires du régime totalitaire que dirige l'ex-chef de kolkhoze Alexandre Loukachenko. Dès son premier livre, La guerre n'a pas un visage de femme (1985) et son dernier, traduit ( Presses de la Renaissance) celle qui vient de recevoir le Prix Nobel de littérature construit une oeuvre à mi-chemin de l'enquête journalistique et de la littérature, une oeuvre faite des voix recomposées de ceux et celles qu'elle a longuement rencontrés.

Après Ensorcelés avec la mort (Plon) consacré au suicide dans un pays qui s'appelait encore l'Union soviétique, elle a traité des soldats russes morts en Afghanistan, dans les Cercueils de Zinc (Christian Bourgois) interrogeant les mères, les mais, les copains. Un livre fort qui a plusieurs fois été adapté au théâtre, dernièrement par Jacques Nichet. Après ce grand livre, un autre, plus grand, La Supplication (J'ai lu) un chef d'oeuvre sans égal ayant pour sujet la catastrophe que fut Tchernobyl le 26 avril 1986. Cette oeuvre, fruit d'une enquête de trois ans, où elle orchestre 88 voix de Tchernobyl, est sans doute celle dont elle se sent le plus proche. Depuis sa parution en 1997, La Supplication a été traduit en vingt langues et a été souvent adapté au théâtre.

La centrale de Tchernobyl est située en Ukraine, mais bon nombre de victimes vivent en Biélorussie, pays proche de la centrale, pays où vivait Svetlana Alexeievitch, où vit toujours son père et où elle vivrait encore si sa vie n'était pas menacée par le pouvoir dictatorial de Loukachenko, toujours prompt à faire disparaître des opposants et peu respectueux des esprits indépendants comme ceux de l'auteur. Insultée, menacée dans son pays, Svetlana Alexeievitch a été prise en charge par le Parlement international des écrivains (présidé par Russell Banks) au titre des "villes refuges". Après l'Italie, elle a séjourné en France. Depuis plusieurs années elle mène une enquête ayant pour sujet l'amour et prépare un nouvel ouvrage sur ce sujet.

Chaque émission prend pour point d'appui l'un de ses livres pris dans leur ordre chronologique :

1) La guerre n'a pas un visage de femme

Intervenants
L'équipe
Production
Avec la collaboration de
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