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Pierre Bergé pose à côté de pièces de sa collection d'art mises en vente aux enchères à Marrakech le 30 octobre 2015.
Épisode 4 :

"Contrairement à l'image que je donne, je suis un contemplatif"

29 min
À retrouver dans l'émission

Quatrième volet de la série "A voix nue" ou L'art du paysage avec Pierre Bergé. L'occasion de parler de son coup de foudre pour le Maroc, de sa lassitude des voyages mais aussi des écrivains qui ont compté pour lui.

Pierre Bergé pose à côté de pièces de sa collection d'art mises en vente aux enchères à Marrakech le 30 octobre 2015.
Pierre Bergé pose à côté de pièces de sa collection d'art mises en vente aux enchères à Marrakech le 30 octobre 2015. Crédits : Fadel Senna - AFP

Rediffusion de l'émission du 1er septembre 2016.

Pierre Bergé est un contemplatif. Ses paysages se regardent et s’écoutent. Ils se modèlent et s’arpentent, s’observent et se réfléchissent. Nous parlerons dans cette quatrième émission du Maroc, terre chérie où va naître en 2017 un Musée Saint-Laurent. Mais aussi d’opéras, dont Pierre Bergé qui fut, quelques années, directeur de l’Opéra de Paris est un spectateur passionné et expert. Mais encore des amis qui, eux aussi, fabriquent l’espace-temps qu’on habite. Duras, Giono, Aragon. Nous entrons dans l’art du paysage d’un voyageur immobile dont Yves Saint-Laurent disait : « on parlera d’un goût Bergé comme on parle d’un goût Noailles. »

Quatrième temps de la série "A voix nue" avec Pierre Bergé dans lequel il confie s'être "lassé des voyages" et préférer "parfois" son "imagination" au voyage réel. Il conte sa découverte avec Yves Saint Laurent du Maroc, sa passion, "son coup de foudre" pour ce pays où il a "appris à aimer la pluie, à la considérer comme un bienfait".

Pierre Bergé s'exprime sur Marguerite Duras "l'un des plus grands écrivains français de tous les temps". Il fait aussi l'éloge de Cocteau, "il était quelqu'un d'admirable".

Tout ce qu'on dit sur lui [Yves Saint Laurent]... c'est génial, c'est formidable... mais personne ne dit qu'il était suprêmement intelligent. C'est parce qu'il était intelligent qu'il a fait le saut de l'avenue Montaigne à la rue Cambon, je veux dire de Christian Dior à Chanel, et c'est parce qu'il est intelligent qu'il a fait le saut de la haute-couture au prêt-à-porter et qu'il a pénétré sur le territoire social. Ni sa culture ni son origine ne le prédisposait à ça, il n'avait aucune opinion sociale mais il l'a eue par l'intelligence.

Par Joëlle Gayot. Réalisation : Anne Perez-Franchini.

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