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Michel Ocelot pendant le Festival d'Angoulême pour son film "Dilili à Paris" (août 2018).
Épisode 1 :

Un goût précoce pour le dessin et les histoires

29 min
À retrouver dans l'émission

Avec le triomphe de son personnage de bébé africain nu, débrouillard et généreux, Michel Ocelot a donné une nouvelle impulsion à un secteur qui ne s’adresse pas qu’au jeune public. Il est depuis lors le réalisateur de films d’animation français le plus en vue.

Michel Ocelot pendant le Festival d'Angoulême pour son film "Dilili à Paris" (août 2018).
Michel Ocelot pendant le Festival d'Angoulême pour son film "Dilili à Paris" (août 2018). Crédits : Yohan Bonnet - AFP

Une enfance heureuse, entre deux pays

Michel Ocelot est né en 1943 de parents enseignants : un métier qui a selon lui eu un retentissement important sur la manière dont il a été élevé. Il est aujourd’hui reconnaissant envers ceux qui lui ont toujours laissé une grande liberté, notamment pour suivre sa voie d'artiste :

Un père très strict et une mère fantaisiste, c'était un bon équilibre, un très beau schéma.

À 6 ans, il part avec sa famille vivre en Guinée. Un pays d'une grande séduction, où il aime le soleil et la beauté des gens. Il est fasciné par cette "explosion de couleurs et de savoir-faire", cette "élégance joyeuse". Une expérience qui a été pour lui d'une grande richesse :

Un des avantages de cette enfance est que j'avais deux pays à disposition : l'Afrique, où j'allais à l'école comme tout le monde, et la Côte d'Azur, où on revenait pour les grandes vacances. Et je n'étais étranger ni en France ni en Afrique. 

Le réalisateur partage avec nous les souvenirs d'une enfance harmonieuse et heureuse. 

Dessiner et raconter, déjà

Michel Ocelot est un dessinateur né : il commence à dessiner à 1 an et demi.

Je n'ai pas de souvenir de moi sans crayon, sans paire de ciseaux, sans bâton de colle. Mine de rien, je sais que je me préparais à mon métier futur, qui est beaucoup passé par le bricolage et par le jeu. Je m'amuse, et je m'amuse avec les autres. Et, vraiment, cette formation, c'est dès l'enfance. 

Dès l'enfance, il aime aussi raconter des histoires, comme il s'en est aperçu en retrouvant les lettres qu'il écrivait petit à sa grand-mère. Dès son plus jeune âge, il n'est donc pas seulement dessinateur, mais aussi conteur : deux vocations qui cohabitent en lui depuis toujours. 

C'est donc une évidence pour lui, après avoir été un élève médiocre au lycée où il s'ennuie terriblement, de prolonger ses études dans le domaine des arts, d'abord aux Beaux-Arts à Angers puis aux Arts décoratifs de Paris. En arrivant dans la capitale, il découvre avec merveille le Quartier latin, ses cinémas, ses théâtres, ses musées, et la vie en ville.

Michel Ocelot nous raconte ici une enfance et une adolescence épanouies, placées sous le signe de l'art du dessin.

Par Corinne Renou-Nativel. Réalisation : Anne-Pascale Desvignes. Attachée de production : Claire Poinsignon.

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