LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
COLETTE

Cahiers de l'Herne : Colette


Sous la direction de Gérard Bonal et Frédéric Maget
Herne, Paris, 2011
Description

Cahier dirigé par Gérard Bonal et Frédéric Maget

Cocteau le disait déjà : « N’allez pas croire qu’elle ressemblait à la dame tartine et à la sainte nitouche qu’on voulut en faire. Jamais nous ne laverons assez Madame Colette de cette fausse bonhomie dont la légende l’affuble. » Le poète a été entendu : depuis maintenant une bonne trentaine d’années, chercheurs, collectionneurs, lecteurs et spécialistes ont fait apparaître un nouveau visage de la femme et de l’écrivain. Plus riche, plus profond, plus complexe. Plus violemment humain – ou inhumain – inscrit dans la modernité.

C’est cette modernité que veut explorer ce numéro des Cahiers de L’Herne. Non seulement en revisitant quelques uns des grands thèmes de l’œuvre, mais aussi en s’interrogeant sur la radicalité dont Colette fait preuve dans ses choix. À propos des bêtes, par exemple, ou de la nature, bien loin de l’image propagée dans le public d’une « mère-chat » ou d’une simple amie des animaux, c’est à une réflexion passionnée sur la créature qu’elle se livre. De la même manière, on a longtemps résumé la position de Colette à l’égard du féminisme naissant à quelques provocations fanfaronnes. Sur le vote des femmes, notamment : « les Suffragettes ? Elles méritent le fouet et le harem », déclare-t-elle en substance, en 1910. De nombreux travaux et textes prouvent au contraire que Colette professe un féminisme non pas théorique et militant, mais un féminisme au quotidien, on serait tenté de dire : un féminisme constitutif. Le développement des « gender studies » (études de genre), venues des États-Unis, a contribué à faire relire Colette dans cette optique. Car il s’agit, là aussi, d’une interrogation essentielle qui irrigue toute son œuvre et bien souvent sa vie. Colette est la première femme écrivain à considérer l’homme, dans ses romans, comme les hommes eux-mêmes, dans les leurs, considèrent les femmes, c’est-à-dire comme des objets. Ce qui lui permet de questionner les classiques représentations féminin/masculin en les détournant, voire en les inversant.Une iconographie abondante et inédite vient enrichir l’ensemble. (présentation de l'éditeur)

Les dernières publications sur Cahiers de l'Herne : Colette
Frédéric Maget : Colette à l'école
58 min
La Compagnie des auteurs
LE 04/09/2018
La semaine de rentrée scolaire en littérature se poursuit avec une œuvre de Sidonie-Gabrielle Colette (1873-1954), la première d’une longue série au titre...
"Il faut voir et non inventer"
58 min
La Compagnie des auteurs
LE 04/08/2017
C'est de son expérience de journaliste que Colette tire cet impératif réaliste. Ainsi ses écrits transcrivent-ils son époque comme ses expériences intimes...
Romancière mais moraliste
59 min
La Compagnie des auteurs
LE 04/01/2017
Attentive à la réalité dans ce qu'elle a de plus concret, Colette a une écriture "matérialiste". Ce matérialisme est à l'origine du moralisme si particulier...
"Il faut voir et non inventer"
58 min
La Compagnie des auteurs
LE 03/01/2017
C'est de son expérience de journaliste que Colette tire cet impératif réaliste. Ainsi ses écrits transcrivent-ils son époque comme ses expériences intimes...
"Je veux faire ce que je veux"
59 min
La Compagnie des auteurs
LE 02/01/2017
Du music-hall au journalisme, de l'écriture sous tutelle à la présidence de l'Académie Goncourt, Sidonie-Gabrielle Colette, dite Colette, mena une vie...
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......