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L'ouïe de Schopenhauer : musique et réalité

L'ouïe de Schopenhauer : musique et réalité


L'Harmattan, Paris, 2008

Description

L'Ouïe de Schopenhauer

On a souvent remarqué l'influence de la philosophie de Schopenhauer sur celles de Wagner et de Nietzsche. On a moins remarqué que Wagner élabora une théorie à partir des thèses philosophiques de Schopenhauer tout en ignorant - expressément ou pas, consciemment ou pas - ses idées musicales. Ce n'est pas le cas de Nietzsche, qui en saisit le paradoxe et en fit même un des points de départ de sa propre pensée : la musique est indépendante des émotions et des affections humaines elle est même indépendante du monde. C'est là une des différences avec la pensée de Wagner, dont Schopenhauer n'a pas été proche et duquel Nietzsche dut s'éloigner malgré leur profonde amitié.

Nous avons tenté de trouver dans les paradoxes de la joie produite par la musique - comment se fait-il qu'elle puisse être à la fois la volonté, étoffe de ce monde de souffrance, et la plus délectable des choses ? - l'ouverture à la pensée schopenhauerienne. Dans tous les sens de ce mot : elle est cette « composition » qui annonce une oeuvre philosophique dont la musique est à nos yeux la pierre de touche par là même, elle est aussi la fracture du système, en ceci qu'elle est la seule à se dérober à l'explication de la métaphysique - étant elle-même la volonté elle se dérobe à toute explication possible. Ainsi nous avons situé la musique comme l'éclaircissement mais aussi comme l'écroulement de la métaphysique de la volonté. Ceci, non pour discréditer la philosophie de Schopenhauer, mais au contraire, pour en souligner l'actualité en tant qu'ouverture, encore une fois, à la pensée musicale de Nietzsche et à la philosophie tragique.

-4ème de couverture-

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