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350 ans de création. Les artistes de l’Académie de France à Rome de Louis XIV à nos jours


Officina Libraria, Milan (Italie), 2016

Description

Publié à l'occasion de l'exposition 350 ans de création, les artistes de l'Académie de France à Rome de Louis XIV à nos jours à L'Académie de France à Rome - Villa Médicis du 14 octobre 2016 au 15 janvier 2017.
Quelle étrange idée de la part des pouvoirs publics d'envoyer depuis  350 ans de jeunes artistes dans un autre pays ! Lorsqu'est créée  l'Académie de France à Rome en 1666, le principe d'une telle institution  est inédit. Il sera pourtant imité par toutes les nations d'Europe et  d'ailleurs qui y fonderont à leur tour des académies. Mais pourquoi  Rome ? Que vient-on y chercher, que vient-on y faire ? Le propos de  l'exposition est d'interroger la nature de ce lien au sein de la  production des pensionnaires depuis 350 ans.
L'acquisition de la Villa Médicis en 1803 par Napoléon est la  proclamation des ambitions de la politique artistique de l'État  français. Le prestige du lieu et sa visibilité au sommet de l'une des  collines de Rome donne tout son sens à cette acquisition. Mais le piège  se referme à la fin du XIXe siècle. La modernité échappe au contrôle de  l'État. Pour la première fois dans l'Histoire, l'art officiel devient un  « art pompier ».
« Académique » devient une insulte. La grande réforme voulue par André  Malraux change assez radicalement la situation au tournant des années  1970. La création artistique à la Villa Médicis renoue avec la recherche  expérimentale. Cette transformation profonde qui redynamise  l'institution est encore une action de l'État. La présence de cette  institution à Rome est un dépaysement. Et la question de l'étranger, de  la confrontation à l'autre, entre invitation et occupation, se pose  continuellement pour chacun des pensionnaires, des visiteurs, des  salariés de l'institution.
Être étrangers renvoie immédiatement à la question de l'identité,  question si saillante de nos jours, dans une Europe confrontée aux  migrations, aux déplacements, à la mondialisation. Comment l'artiste  d'hier et d'aujourd'hui se saisit de cette question ? Qu'est-ce que  l'identité artistique française ? Que fut-elle ? Que peut-elle encore  prétendre être ? Aujourd'hui, les artistes pensionnaires de la Villa  Médicis interrogent à nouveau le lieu, interrogent leur déplacement.
Et souvent se renvoyant finalement à cette question : qui sommes-nous  culturellement ? Traversant le poids des exigences politiques et des  enjeux de l'identité et du dialogue avec la ville de Rome, l'activité  des pensionnaires a connu une évolution considérable depuis 350 ans.  Elle est passée d'un travail collectif à un travail personnel, d'une vie  pour ainsi dire « monastique avec un règlement très strict, à la  liberté du pavillon individuel.
La production elle-même est passée du visuel (décor pour les Maisons du  roi) à l'universel (des pratiques artistiques les plus diverses), du  politique à l'esthétique, de la production à l'exploration. En dépit de  la volonté de contrôle de l'activité des pensionnaires, l'expatriation  impose l'expérience de la liberté et du dépaysement. Sur le site de l'éditeur

Nombre de pages  : 224 - Nombre d'illustrations : 162 - Date de parution : Octobre 2016 - EAN : 9788899765088 - Dimensions : 24 × 30 × 1,8 cm - Auteur : Jérôme Delaplanche - Format Broché - Langue : Français - Editeur : Officina librari

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