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Always The Beginning

Always The Beginning


Optical Sound, 2008

Description

Eddie Ladoire

Always The Beginning

(Optical Sound / Season of Mist)

Eddie Ladoire est certainement un nom qui ne dit pas grand chose, l’artiste

bordelais oeuvrant dans un registre plus large que la simple production musicale.

Ses productions discographiques sont du coup devenues relativement rares, mais on se souvient des albums de Heller, génial duo qu’il composait alors avec Sébastien Roux.

En dehors de la production sonore, Eddie Ladoire travaille

également à la promotion des musiques électroniques sur la région de Bordeaux avec son association Ma Asso.

On avait eu un premier et très court aperçu de son travail solo avec un jingle sur la compilation Jingles & Génériques de PPT/Stembogen. Aujourd’hui chez Optical Sound, c’est un album complet mêlant field recordings, samples et composition concrète qui nous est présenté. L’album semble divisé en deux parties. Sur la forme d’abord la durée des pistes fait apparaître une certaine symétrie avec 2 fois 4 morceaux d’environ 20", 14’, 7’ et 50". Sur le fond on distinguera une première partie très urbaine, basée sur New-York et une deuxième partie plus rurale avec au second plan oiseaux, mouton et coq sans que ce ne soit le sujet.

Après l’éclat de rire de Judith Gars qui sert d’ouverture (Jude), Eddie Ladoire fait intervenir d’autres amies également active dans la sphère de l’art contemporain. Si le titre New York ? est affublé d’un point d’interrogation, comme pour semer le doute, signifier qu’après tout ce pourrait être n’importe quelle autre ville, les interviews qui composent cette pièce lèvent rapidement le doute. S’ensuit un superbe assemblage d’interviews de trois amies, anecdotes souvent amusantes, entre émerveillement et angoisses entrecoupé de bruits de rue, de foule, annonces dans le métro. Les voix se croisent, parfois au centre puis mises de côté, accompagnées de quelques notes de piano, enchaînant

arrivée, découverte et installation/travail dans la ville. Une pièce de toute beauté qui mérite l’expression de cinéma pour l’oreille. On aura par contre un peu plus de mal à situer Here and There qui signifie bien que ce qui se passe ici pourrait se dérouler n’importe où. Pas, voix et bruits de plats, couverts, on a l’impression d’être dans une cuisine commune entre deux passages d’une électronique ambient et de trop systématiques montées bruitistes qui servent de transitions.

On est ensuite en plein champ sur l’introduction de Les rites funéraires, Eddie Ladoire habillant ses field recordings de sonorités électroniques. Et puis on entre dans le vif du sujet avec une alternance d’interviews et d’extraits d’émission radio avec d’une part un côté très pratique dans les interviews et un versant plus théorique et philosophique, le tout enrobé de sonorités électroniques et samples d’animaux.

Après la spontanéité, le côté naturel des précédents morceaux, on

regrettera un peu l’ambiance théâtrale de Mademoiselle, avec des voix lues, récitées, jouées, une jeune femme qui fait des reproches à son conjoint, et un magma sonore fait de souffles et bouillonnements aquatiques, étouffant.

Comme Sébastien Roux, Eddie Ladoire est maintenant bien loin du travail qu’ils faisaient ensemble au sein de Heller, mais cet album est une excellente surprise, débordant de vie... sonore.

Fabrice Allard

le 9/08/2009

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