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Décolonisations, du sang et des larmes

Décolonisations. Du sang et des larmes


2020
Description

La série documentaire Décolonisations. Du sang et des larmes proposée par David Korn-Brzoza et Pascal Blanchard (Cinétévé*) et racontée par Lucien Jean-Baptiste, sera diffusée au premier trimestre 2020 sur France 2. Quatre millions de vues sont attendues en audiences télévisuelles et sur internet/replay pour ces deux films événements de 80 minutes chacun qui donnent la parole aux derniers témoins de l’histoire. Cette série de films s’inscrit dans la continuité des films proposés par France 2 en 2018 sur l’immigration, en plusieurs volets, L’histoire d’une nation. Les films aborderont l’un des chocs majeurs du XXe siècle, à travers la façon dont, pas à pas, malgré l’aveuglement des politiques d’alors (IVe République et début de la Ve République), la France est sortie de la longue nuit coloniale face à des peuples qui s’inscrivaient dans le vent de l’histoire en réclamant leur liberté. Pour la première fois, ces événements seront racontés dans leur complexité, leur diversité, non seulement par les derniers acteurs de la période mais aussi par les générations suivantes qui en portent toujours les échos et la mémoire. À travers ce programme exceptionnel, l’ambition n’est non pas de produire une thèse exhaustive (car l’entreprise relèverait de la gageure au regard des 25 années de conflits ouverts, des 50 autres années de débats mémoriaux, des plus de 40 pays et régions ultramarines concernées, ou des millions d’individus impliqués dans cette histoire sur deux, voire trois générations), mais d’offrir des films de référence, sensibles, incarnés et ponctués de moments incontournables dont certains épisodes méconnus, voire oubliés. La trame du récit s’attachera donc, d’une part, à présenter les profondes métamorphoses d’un monde pensé comme éternel mais qui tend inexorablement à disparaître et, d’autre part, l’empreinte que ces métamorphoses ont laissées jusqu’à nos jours. Ce projet offre aussi l’occasion de découvrir ou redécouvrir les grands hommes dont le destin fut intrinsèquement lié à cette histoire (de Senghor à Hô Chi Minh en passant par Bao Daï, Mitterrand, De Gaulle, Bourguiba, Boumediene, Blum, Messali Hadj, Ferhat Abbas, Nehru, Debré, Vergès, Foccart et quelques autres...). Mais aussi des grandes figures des décolonisations qui ont cherché d’autres voies que la guerre ou la répression (Pierre Mendès France, Farhat Hached, Michel Rocard, HouphouëtBoigny ou Aimé Césaire). Surtout, les deux films offriront une vision par le bas, qui s’attachera à dépeindre le quotidien de millions d’hommes et de femmes des colonies ou de métropole, à la fois acteurs et victimes des décolonisations. À cet égard, nous retrouverons dans ces films les témoignages des acteurs directs de la période qui ont intimement vécu les événements et dont les souvenirs viendront ranimer ce passé. Pour inscrire cette histoire de la décolonisation et ses problématiques dans une actualité proche, la parole sera donnée à des « porteurs de mémoire » de la troisième génération. Anonymes ou connus du grand public, ces intervenants ont hérité de cette histoire de leurs parents, de leurs familles, elle les a façonnés, construits. On retrouvera dans les deux films plus d’une trentaine de témoins, originaires d’une quinzaine de pays (France, Vietnam, Cameroun, Maroc, Algérie, Sénégal, Côte d’Ivoire, Bénin…) ou de départements ultramarins, à l’image de Robert Schuermans, Audrey Pulvar, Samuel Légitimus, Max Bardet, Yoro Diao, Achille Mbembe, Mustapha Amokrame, Hakim Amokrame, Mélanie Wanga, Bachir Ben Barka, Xuan Phong, Zorha Driff, Manu Dibango, Yves Abibou, Soro Solo, Anaïs Pinay, Josiane Boileau, Djoudi Attoumi, Leïla Foughali, Pham Tanh Tam, Françoise Vergès, Brahim Dahbani, Colonel Hy, Geneviève de Galard, Yoro Diao, Hugo Melchior, Lilian Thuram… À travers leurs témoignages et récits de vie, mais aussi leurs mémoire croisées, l’objectif est de donner à comprendre bien sûr, mais aussi d’aller audelà de l’histoire officielle pour incarner les événements au plus près de ceux qui l’ont vécu comme de ceux qui les portent en eux par transmission ; en plongeant dans la complexité du temps, sans anachronisme ni parti pris. Pour relever ce formidable pari, un récit chronologique, faisant alterner séquences dramatiques et séquences de libération, séquences de guerre et scènes de fraternité, a été privilégié pour alimenter une dramaturgie implacable, toute en rebondissements et en tension. Au bout du compte, il s’agit de porter un regard neuf, sur les 25 années qui ont vu l’empire colonial français s’effondrer et sur le demi-siècle suivant, ponctué par des conflits toujours prégnants au sein de la société française, pour aborder sans ambages des questions capitales et bien souvent ignorées ou oubliées par le grand public.

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