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Icare et I don't : drames contemplatifs


Seuil, 2007

Description

Recueil de trois pièces dans lesquelles quatre personnages reviennent dans des rôles différents mais analogues. La première reprend un synopsis abandonné d'A. Artaud, la deuxième raconte la course intersidérale de deux chercheurs d'absolu et la troisième met en scène quatre coureurs qui s'interpellent. L'ensemble sera représenté à Avignon en 2007. Prix Apollinaire 2008.

I care & I don't, vaudeville métaphysique, se compose de trois pièces organiquement liées : Paul des Oiseaux, Le Chant du rien visible et Le Quadrige invectif.

Quatre personnages - avec pour accessoire suffisant une échelle, retournée en bolide spatial puis en automobile - reviennent dans chaque pièce avec des rôles différents mais analogues.

Paul des Oiseaux, qui reprend un synopsis abandonné d'Antonin Artaud, présente un dialogue sur la « perspective » entre les deux grands maîtres de la Renaissance, Paolo Uccello et Brunelleschi, et un jeune peintre contemporain, Antoniucci ; la seconde pièce raconte ou chante la course intersidérale de deux autres chercheurs d'absolu, Giotto et Bill Halley, qui chevauchent la sonde éponyme (Giotto) de l'Agence spatiale européenne à la rencontre de la comète de Halley ; dans la troisième pièce, les coureurs s'interpellent comme sur la route du Tour, Richard Mille dans sa Bugatti, Fausto Coppi sur son vélocipède, Pégase et sa jument Let's go Darling - la course du quadrige du soleil contre le temps.

« De toute oeuvre, assure l'auteur, il n'y a au fond qu'une chose à savoir : est-ce qu'elle est abyssale ou pétillante ? » Ces pièces - qui seraient à voir par-dessous, en levant les yeux : ce sont des « drames contemplatifs » - réunissent deux types de personnages dramatiques, les icariens (qui chutent magnifiquement) et les dédaliens (qui réussissent le vol mais assistent à la chute). L'ambition de I care & I don't ne serait rien moins que d'atteindre à un alliage très rare de poésie et d'humour, de légèreté et de profondeur. « En sorte que le théâtre, vu par-dessous et s'il était drôle (allegro serioso), pourrait se faire renversant. »

Les oeuvres d'Alain Borer

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KobaAlain BorerSeuil, coll. Fiction & Cie, 2002

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