LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
HILDEBRANDT pour son album "îLeL"

îleL


Label AT(h)OME, 2019
Description

Assumer. La sensibilité débordante comme la puissance sans appel d’une mélodie à l’unisson. La part animale qui s’empare des corps et la douceur qu’il faut avoir l’audace d’arborer. Assumer de se retirer en soi pour y invoquer des mondes, s’évader pour se lancer à l’assaut de sa propre dualité. Pour composer les douze titres de son deuxième album îLeL, Hildebrandt s’est lancé dans une quête solitaire et nécessaire, à revers des normes et des injonctions préconçues. Muni des œuvres de Stevenson, il s’est retiré dans un refuge de montagne ou sur des îles atlantiques. Dans îLeL, il explore un territoire où le masculin se déploie à rebours, où les genres se confondent et les émotions se bousculent. Ainsi les chansons « Je suis deux » et « Garde tout bas », dont l’efficacité pop filtre avec un certain martèlement post-punk, sont un véritable pied-de-nez aux « masques du masculin » et une ode à la sensibilité bravache tandis que la planante « Travesti » déconstruit non sans humour les clichés liés aux cabarets drag-queen. Une esthétique à la fois intimiste et généreuse, où les accents blues des riffs de guitare et des percussions tribales tutoient des ballades ouatées, sublimés par le velours des pianos d’Albin de la Simone. Car si Hildebrandt sait entraîner son auditeur dans des hymnes fiévreux face au fracas du monde - tel « Revers » ou l’afro-caribéen « Docteur » - il a la capacité innée de le plonger dans l’envers de sa vie secrète. En effet, dans îLeL, réalisé en étroite collaboration avec Dominique Ledudal, la tentation insulaire n’appelle en rien à se couper du monde et des autres, bien au contraire. À la recherche de ses doubles au féminin, Hildebrandt convoque alors le visage disparu d’une grand-mère aimée - dans la ballade au piano piqué de clavecin « Émilienne » - et met en musique de délicats épanchements amoureux, où il ne craint pas de se mettre à nu. Ainsi le titre « Vingt » en crescendo intense et lancinant évoque avec humilité le Que serai-je sans toi ? d’Aragon. La voix cristalline de la chanteuse anglaise Kate Stables (This Is The Kit), comme un écho aux introspections féminines d’Hildebrandt, signe les chœurs de l’album. Enfin, l’onirique « Qui de nous », qui clôture îLeL est une déclaration d’amour bouleversante à sa fille, quand l’enfance et l’âge adulte s’appellent et se complètent, en symbiose, pour s’envoler à l’assaut du monde. Par sa vitalité rouge et ses fulgurances immédiates, îLeL est alors cette invitation à s’évader en soi-même pour y déployer, enfin, l’audace de la tendresse.

L'oeuvre de Hildebrandt

HILDEBRANDT pour son album "îLeL"

îleL HildebrandtLabel AT(h)OME, 2019

La dernière publication sur îleL
HILDEBRANDT
5 min
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......