LE DIRECT
« Je suis mort », Frédéric Weinmann

« Je suis mort », essai sur la narration autothanatographique


Seuil, 2018

Description

Quel est le point commun entre Sixième Sens et Desperate Housewives, entre _Le Superbe Squelette_d’Alice Sebold et L’Attentat de Yasmina Khadra, entre La Douane de mer de Jean d’Ormesson et les Damnés de Chuck Palahniuk, entre La Voyageuse de Dominique Rolin et Barzakh de Juan Goytisolo ? 

Si différentes soient-elles, ces fictions sont toutes racontées par un mort. Elles participent d’un courant important de l’écriture du moi à l’époque de l’autofiction, et d’un changement capital dans la représentation du sujet et dans l’art narratif. En effet, si les voyages en enfer, les mémoires d’outre-tombe et les apparitions s’inscrivent dans une tradition fort ancienne, un tabou aussi vieux que la littérature interdisait de confier à un défunt la totalité du récit. 

Depuis le milieu des années 1980, la fiction que l’on pourrait nommer, à la suite de Derrida, « autothanatographique » s’est imposée comme une forme résolument nouvelle de la poétique de la mort. Comment et pourquoi fascine-t-elle des écrivains aussi divers ? Que nous apprend-elle sur notre rapport à la mort et sur notre façon d’en parler ? Et ne confirme-t-elle pas, en dernière analyse, la mort du roman ?

La dernière publication

Quelles nouvelles du vivant ? (4/5) : Des vivants qui racontent leurs propres morts ?
43 min
Quelles nouvelles du vivant ? (4/5) : Des vivants qui racontent leurs propres morts ?
Matières à penser
LE 24/01/2019

Le vivant ce sont aussi des expériences subjectives, parfois mortelles, qu’il faut méditer. La vie fait retour avec toutes ses tensions et a besoin de...

À venir dansDans    secondess

full_screenCreated with Sketch.