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La résistance protestante en Normandie au XVIIIe siècle


Annales de Normandie, Caen, 2005

Description

C'est au terme d'un processus long et complexe que l'édit de Nantes, signé par Henri IV en 1598, est révoqué par Louis XIV en 1685. La pratique publique du culte protestant en France est désormais interdite. Que deviennent les réformés ? Si certains décident, malgré la menace de lourdes sanctions, de quitter le royaume et de rejoindre les pays du Refuge (Angleterre, Provinces-Unies, Allemagne etc.), d'autres restent sur la terre de leurs ancêtres. Pour ceux-là, l'abjuration n'est souvent que de pure façade. Quelles formes a pu prendre la « résistance protestante » au XVIIIe siècle ? À cette question, l'essai d'Émile-G. Léonard, daté de 1939 et publié ici pour la première fois d'après le manuscrit original, muni d'une préface d'Hubert Bost et d'une mise à jour bibliographique de Luc Daireaux, répond avec brio en utilisant les méthodes de la démographie et de la sociologie. La Normandie en constitue l'objet. Dans cette province marquée par la Réforme, la Révocation crée un traumatisme profond. Émile-G. Léonard montre, dans son étude, que le renouveau du protestantisme au siècle des Lumières passe d'abord par les campagnes qui accueillent prédicants et pasteurs alors que les villes restent sur la défensive. C'est l'une des conséquences d'un embourgeoisement qui remonte au XVIIe siècle : les Églises urbaines deviennent des Églises de notables, où la piété personnelle l'emporte sur les pratiques collectives. Cette mutation se poursuit après l'édit de Tolérance (1787) et durant toute la Révolution.

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