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Le mur d'Hadrien : ultime frontière de l'Empire Romain

Le mur d'Hadrien : ultime frontière de l'Empire Romain


Armeline, 2001

Description

A la mort de Trajan (117), l'Empire romain occupait un très vaste territoire, des lisières du Sahara aux collines dénudées du Nord de l'Angleterre, des rives de l'Atlantique aux eaux chaudes de la Mer Rouge. Cet immense empire était tout naturellement borné par des frontières qui le séparaient de voisins soumis ou hostiles et servaient à contrôler la circulation des denrées et des biens. Sur l'essentiel, océans et mers et, dans une moindre mesure, fleuves et rivières (Danube) fournissaient des barrières naturelles. Dans d'autres provinces (comme la Bretagne insulaire), jouxtant des zones semi-désertiques, ou avec des peuples mal contrôlés et menaçant l'ordre établi, le problème se posait en d'autres termes. Afin de les surveiller, les autorités impériales se virent contraintes d'y élever des limites artificielles, au tracé déterminé par les lois de la stratégie et non par celles de la nature. Cette nécessité s'imposa dans le nord de l'île de Bretagne, où des tribus d'agriculteurs stables, mais à forte composante guerrière, n'hésitaient pas à franchir les frontières de la province romaine pour venir y piller villes et villages. Le Mur d'Hadrien est incontestablement l'une des merveilles architecturales du monde antique. Long de quelque 117 km, des estuaires de la Solway et de la Tyne, originellement haut de 5 à 6 m pour une largeur de 2 à 3 m, hérissé de tours d'observation, de fortins (milecastles) et de forts, il était un signe adressé aux «Barbares», une démonstration manifeste de la puissance de Rome et des armées qui l'avaient construit. C'est l'histoire de cette construction, de son architecture, de son rôle et de son histoire que retrace ici P. Galliou. - Note de l'éditeur - (date de publication : Juin 2001)

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