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Le parasite, le moustique, l'homme, et les autres... : essai sur l'éco-épidémiologie des maladies à vecteurs

Le parasite, le moustique, l'homme, et les autres... : essai sur l'éco-épidémiologie des maladies à vecteurs


Docis, 2015

Description

"Depuis leur apparition, il y a plus de 400 millions d'années, les insectes coexistent sur la Terre avec les virus, bactéries et autres parasites. Dès lors, les rencontres entre les uns et les autres étaient inévitables. Ils ont eu tout le temps nécessaire pour faire connaissance, pour nouer des relations et aboutir ainsi à la constitution de systèmes biologiques d'une grande complexité. Ce sont les « systèmes vectoriels », impliquant d'une part des micro-organismes éventuellement pathogènes, d'autre part des vertébrés (animaux sauvages, animaux domestiques et hommes) qui les hébergent, enfin des vecteurs, insectes et acariens, qui les transmettent.

Les maladies « à vecteurs » constituent une part importante de la pathologie infectieuse. La seule énumération de quelques-unes d'entre elles suffit pour en évoquer les terribles ravages. Les épouvantables épidémies de fièvre jaune, de peste ou de typhus, les multiples facettes de la maladie de Lyme, la progression de la fièvre catarrhale ovine et de la dengue, la déchéance entraînée par la maladie du sommeil, la disparition de tant d'enfants victimes du paludisme, les monstrueux éléphantiasis des filarioses lymphatiques, le désespoir des éleveurs aux prises avec les maladies dévastatrices que sont les babésioses, la fièvre de la Vallée du Rift et la peste équine, la brusque arrivée du virus West Nile sur le continent américain, sont là pour nous rappeler que ces affections figurent souvent parmi les plus redoutables auxquelles nous nous trouvons exposés. Tout approximatifs qu'ils soient, les chiffres que l'on nous annonce régulièrement amènent à réfléchir sur l'impact considérable de ces affections dont beaucoup sévissent dans des pays économiquement défavorisés pour lesquels elles constituent des handicaps majeurs au développement, diminuant fortement la capacité de travail, la production agricole et pastorale, la scolarisation, etc. Ce mode de transmission d'agents infectieux par des vecteurs n'a donc rien d'exceptionnel. Ce n'est pas une curiosité médicale ; c'est, au contraire, un phénomène très répandu.

En se penchant sur leur épidémiologie, on s'aperçoit vite que la plupart de ces maladies à vecteurs sont des zoonoses. Nous nous trouvons en permanence à l'interface homme - animal - environnement, de plain-pied dans le concept « un seul monde, une seule santé » qui est devenu une évidence et, dans ce contexte, entomologie médicale et entomologie vétérinaire sont indissociables." - 4e de couverture -

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