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Le pas gagné de l'amour - Page 2


Galilée, 2016

Description

La couleur du désir amoureux est celle de la réjouissance. Mais rien n'oblige l'amour à colorer le désir de réjouissance. L'amour peut très bien ne jamais surgir, il peut très bien ne jamais arriver au désir et le transformer de fond en comble. Et cependant, l'amour n'en demeure pas moins pétri de nécessité au plan de l'éthique. Il faut, oui il faut, que de l'amour arrive au désir. Qu'il lui arrive tôt ou tard et, de surcroît, sans la moindre préméditation. Car s'il le faut, ce falloir ne saurait masquer aucune sorte de devoir. Il tient seulement au fait que l'amour se présente comme la seule instance capable de mener le désir à destination, c'est-à-dire à son auto-approfondissement, tout en le préservant de sombrer dans la jouissance où il s'éteindrait aussitôt du fait de son assouvissement. En effet, au désir, à cette échéance qu'est pour l'être parlant le désir, l'amour offre comme une solution de compromis. Lui qui ne s'étend jamais qu'entre l'attirant et le redouté, lui qui n'a pas d'autre manière d'être que de souffrir sa propre contradiction, il reçoit l'amour comme une chance, une aubaine, qui vient par bonheur - c'est là que fulgure la réjouissance - le « sauver » de la catastrophe qu'il est et à quoi ne manque jamais de l'entraîner son éventuel comblement. Vaudrait-il pour cela au désir d'aller coûte que coûte à la rencontre de l'amour et de s'y adonner sans réserve ?

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