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La divine comédie : L'enfer

L'enfer (traduit par Michel Orcel)


La Dogana, 2019
Description

L'Enfer de Dante Alighieri, nouvelle traduction de Michel Orcel

texte bilingue français / italien

Editions La Dogana

Cette énorme et audacieuse entreprise a été engagée par l’éditeur pour la raison qu’aucune traduction en français (si belle soit-elle) n’a encore réussi à conjoindre la musique et la modernité de la Divina Commedia. Fidèles à nos précédentes expériences à La Dogana (Góngora, Dickinson, Keats, Mandelstam, Akhmatova, Saba, Orelli ou Rilke) nos éditions ont confié à un poète la tâche de faire entendre dans notre langue la voix du modèle.

La prestigieuse traduction d’André Pézard (1965), pour préserver la rythmique de l’hendécasyllabe originel, sombre dans l’obscurité en produisant un texte plus archaïque que celui de Dante. De leur côté, les traductions « contemporaines », privilégiant tantôt l’aisance, tantôt la rugosité, renoncent à la musicalité pourtant germinale du tercet dantesque. Tenir les deux bouts de cette tresse de quatorze mille vers, tel est le pari de Michel Orcel. Voici presque quatre décennies que ce dernier s’est épris de l’Italie et de sa civilisation dont il s’est imprégné au point d’en faire la toile de fond d’une bonne part de son œuvre (poésie, romans, essais). Mais loin d’en parcourir les sentiers battus et la lumière traditionnellement radieuse, il s’est attaché à en faire connaître une part obscure et plus inquiète, dévoilée – de Michelangelo (_Poésies, _Imprimerie Nationale) à Giuseppe Verdi (La Vie, le mélodrame, Grasset) – par plusieurs artistes porteurs d’une mélancolie profonde, nourricière.

Traducteur incontesté des monuments poétiques que sont le _Roland furieux _de L’Arioste et la _Jérusalem libérée _du Tasse, auteur d’une admirable version des _Chants _de Giacomo Leopardi (parue dans nos éditions en 1987), Michel Orcel tente ici de tenir les deux bouts de cette tresse de quatorze mille vers, en s’efforçant de tirer du vers régulier de dix pieds les sonorités inouïes de l’outre-monde dantesque. Ce n’est qu’aujourd’hui que cet auteur généreux s’est senti prêt à chausser « cette paire inusable de brodequins de montagne à semelles cloutées », dont parle Ossip Mandelstam, pour affronter la somme démesurée que constitue le poème de Dante.

Actuellement Michel Orcel achève la traduction de la seconde partie de la Divine Comédie, Le Purgatoire, à paraître également à La Dogana.

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