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Les tombeaux nabatéens de Hégra


Sous la direction de Laila Nehmé
Académie des inscriptions et belles lettres, 2015

Description

Hégra, aujourd'hui Madâ'in Sâlih, est le premier site archéologique saoudien classé au patrimoine mondial de l'Unesco : 93 tombeaux nabatéens à façade décorée, comparables à ceux de Pétra, inachevés pour la plupart mais datés par une inscription nabatéenne en façade. Description complète de ces tombeaux et commentaire général sur les inscriptions, les techniques de taille, l'architecture, etc.

Madâ'in Sâlih, l'ancienne Hégra des Nabatéens, al-Hijr en arabe, est le premier site d'Arabie Saoudite à avoir été inscrit sur la liste du Patrimoine mondial de l'Unesco. C'était en 2008, alors que la Mission archéologique française de Madâ'in Sâlih venait d'achever son premier programme de recherche sur le terrain. Parmi les objectifs de ce dernier figuraient la cartographie, le relevé et la description systématiques de tous les tombeaux et chambres rupestres du site. Ces monuments, soigneusement numérotés par l'Institut Géographique National en 1978 et 1979, sont connus depuis la fin du XIXe siècle par les comptes rendus des premiers voyageurs, notamment Charles Doughty et Charles Huber.

La contribution principale à l'archéologie et à l'épigraphie de Hégra vient toutefois des photographies, relevés et descriptions publiés il y a cent ans par les pères dominicains de l'École biblique et archéologique française de Jérusalem, Antonin Jaussen et Raphaël Savignac.

Comparables à ceux de Pétra, les quatre-vingt-treize tombeaux à façade décorée de Hégra s'en distinguent par quatre spécificités au moins : ils sont parfois mieux conservés ; nombre d'entre eux sont inachevés ; beaucoup portent des éléments de décor architectural qui ne sont pas attestés ou pas habituels à Pétra ; surtout, un tiers d'entre eux présentent sur leur façade une inscription nabatéenne datée.

Les deux volumes de cet ouvrage décrivent pour la première fois les tombeaux de Hégra de manière exhaustive et offrent un commentaire général sur leurs inscriptions, sur les techniques de taille, sur l'architecture et sur le décor architectural.

Le premier volume contient cinq chapitres rédigés par quatre contributeurs, tous membres de la Mission archéologique de Madâ'in Sâlih. Jean-Claude Bessac, Jacqueline Dentzer-Feydy et Laïla Nehmé, sont chercheurs au CNRS tandis que Jean-Pierre Braun est architecte.

Le second volume rassemble le catalogue et les planches.

Les trois photos en noir et blanc reproduites sur cette page, avec l'aimable autorisation de l'École biblique et archéologique française de Jérusalem, se veulent un hommage au travail des pères Jaussen et Savignac, qui ont révélé au monde occidental les trésors de ce site oublié. C'est avec fierté que cet ouvrage se place dans la continuité de leurs travaux, avec l'exhaustivité qu'autorisent le travail en équipe et les techniques modernes de photographie, de topographie et de gestion informatisée des données.

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