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Thérèse philosophe ou Mémoires pour servir à l'histoire du père Dirrag et de mademoiselle Eradice


Flammarion GF, 2007

Description

Édition : Florence Lotterie

«Le seul ouvrage qui ait montré le but, sans néanmoins l’atteindre tout à fait ; l’unique qui ait agréablement lié la luxure et l’impiété, et qui donnera enfin l’idée d’un livre immoral» : c’est en ces termes que Sade, dans l’Histoire de Juliette, rend hommage à Thérèse philosophe. Paru anonymement en 1748, ce roman est un classique – sinon le classique – de l’édition clandestine d’erotica au XVIIIe siècle. Véritable best-seller de la littérature audacieuse, souvent attribué à Boyer d’Argens, il ouvre aussi de brûlants dossiers d’ordre religieux et moral, et l’on a pu soupçonner Diderot d’en être l’auteur. Prenant prétexte d’un fait divers – le procès qui opposa, en 1730, un jésuite à sa pénitente qui l’accusait de l’avoir débauchée –, il dénonce l’influence pernicieuse de la religion sur la santé des esprits, et revendique, par le «raisonnement» comme par l’«exemple», le droit des corps à disposer d’eux-mêmes.
D’où l’inévitable question : 1748, année érotique, ou année théorique chaude pour la philosophie? L’une ne va peut-être pas sans l’autre…
(Présentation de l'éditeur)

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