Programmes

Esser


Musicien
En savoir plus

Biographie de Esser

«J’aurais facilement pu passer cinq ans de plus sur cet EP. J’ai pu voir combien c’était constructif parfois de prendre son temps.

Le changement de rythme a été total et je n’ai rien voulu précipiter.» (Ben Esser, 2012)

Esser nous a laissé presque 3 ans sans nouvelles, et pendant ce temps Ben arpentait les rues new-yorkaises à la recherche des fantômes de la Factory d’Andy Warhol, évoluant vers une nouvelle éthique inspirée par le mode de vie paisible des pionniers de “l’ambient cluster”.

Esser a toujours été un producteur et c’est justement vers la production au sens empirique du terme qu’il se tournait dernièrement pour capturer le bruit, les sons de l’électricité. Cloitré dans son studio londonien de Shacklewell Lane, Esser s’est focalisé sur la pratique plutôt que sur le résultat. En fait il n’a même pas écrit de chansons.

«Je suis allé au studio et j’ai juste enregistré directement en live, j’installais les percussions et les claviers et je jouais.

‘Enmity’ a commencé comme ça et il doit y avoir peut-être trente versions différentes du titre. Il s’agissait de faire naître des idées, de compiler un tas de petites choses que j’aimais dans plusieurs chansons, de faire des essais, de les retravailler, de les modifier. « Enmity » aurait pu durer vingt minutes.»

Alors qu’il évolue et grandit (Ses dernières productions datent d’il y a 4 ans), un nouveau tableau d’influences commence à se tisser dans son imagination : De la prose déstructurée de Jim Carroll dans « The Basketball Diaries », aux citations d’Andy Warhol, en passant par l’indémodable « Berlin Trilogy » de son cher compatriote, David Bowie.

Esser a suivi les traces de Bowie à Berlin, en quête des mêmes idéologies. Il vit à Köthener Strasse mais ne trouve pas ce qu’il y est venu chercher « J’ai essayé de revivre dans le Berlin de l’époque, mais il ne restait rien. Je suis parti pour New York.

Je voulais voir où se trouvait l’ancienne Factory de Warhol ; j’ai trouvé un parking et à la place du Max’s Kansas City, un drugstore.»

Pour retrouver ces ambiances, il devrait donc les (re)créer lui-même.

Il a alors commencé à accumuler tout un tas de vieux synthétiseurs aux noms désuets (Tiesco, Ems) dénichés sur eBay, et sauvé de la poussière d’un grenier un vieux lecteur cassette 2 pistes Revox A77. Il a commencé à fabriquer littéralement de ses mains, par assemblage, petit à petit, un nouveau son : Il coupe des bouts de bande, les recolle, les laisse tourner et réécrit par dessus. Les espaces de rêve analogique du travail de Chris Carter, les constructions orchestrales de Serge Bulot, ou encore Cabaret Voltaire deviennent ses influences principales.

Inspirée par Dada et Hans Richter, sa femme réalise une vidéo pour « Enmity » en 16mm. Esser s’est métamorphosé.

L’EP « Enmity » est une invitation de bienvenue dans ce nouveau monde étrange : « Le point commun entre tout ce que j’ai pu écouter dernièrement, est que plus j’écoute, et plus ça m’absorbe.»

Dernières publications sur Esser

53min
18/07/2012
Le RDV avec Lucas BELVAUX, Edith SCOB, la chronique de Jean-Marc LALANNE et la Session de ESSER
Le RenDez-Vous

Ecouter le direct
Le direct