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Mohamed Bourouissa


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Biographie de Mohamed Bourouissa

Présentation de la Galerie Kamel Mennour47 rue saint andré des artsparis 75006 france

Kamel Mennour est heureux de présenter la seconde exposition personnelle deMohamed Bourouissa à la galerie.Mohamed Bourouissa définit en creux, par ses contours, notre modèle de société.Dans une relation critique à l’image mass-média, il prend pour sujet de sesphotographies et de ses vidéos des personnes laissées pour compte à la croisée del’intégration et de l’exclusion. Dans la série photographique « Périphérique », il met enscène le quotidien des jeunes de banlieue en s’inspirant de la peinture d’histoire. Ilrompt néanmoins avec son esthétique léchée dans deux vidéos : « Temps mort », unéchange intimiste avec un détenu via des téléphones portables ; et « Légende »,dans laquelle des vendeurs de cigarettes de contrebande, qu’il a équipés decaméras cachées, filment leur activité. Plus récemment, avec « L’Utopie d’AugustSander », projet mené entre Marseille et Gennevilliers, il a investi le monde desdemandeurs d’emploi. Il leur proposait de devenir un monument en réalisant leurstatue à l’aide d’imprimantes 3D.Pour sa seconde exposition personnelle à la galerie kamel mennour, MohamedBourouissa aborde le thème de l’argent. Intitulée « All-in », elle reprend le titre d’unevidéo réalisée à l’occasion de Nuit Blanche pour la Monnaie de Paris, filmée dans lessalons du Quai Conti et à l’usine de Pessac où sont frappées les pièces de l’euro.Construite comme un clip, cette oeuvre est cadencée par la chanson « Foetus » deBooba, l’un des tenants du rap français. Elle est aussi rythmée par les différentesétapes de la fabrication d’une pièce à l’effigie du rappeur, et s’achève par ledéversement de cette pièce sur les vestiges d’une fête. Cette vidéo, allianceponctuelle entre l’institution et l’une des figures de la contre culture urbaine, indexe,selon les termes de Mohamed Bourouissa, un « anarchisme libéral » où la réussiteindividuelle passe par l’argent comme paradigme de nos sociétés occidentales.Les images de l’usine de Pessac introduisent dans le travail de Mohamed Bourouissa,certes de manière indicielle, la représentation du pouvoir. Elles constituent le pointnodal d’une mise en tension satellitaire de relations à l’argent sur lesquelles seconstruit l’exposition. Le mobile « Un poids deux mesures », oeuvre issue d’unecollaboration avec l’artiste David Hominal, est à ce titre exemplaire. Deux imagesaccrochées l’une et l’autre aux extrémités d’un bras tournoyant dans les airss’opposent. À la froideur de la photographie d’une machine à frapper la monnaierépond, sous forme de calembour visuel, la peinture d’une patate exécutée dans unegamme de brun par de larges touches délibérément grossières. L’altération del’expression populaire « deux poids, deux mesures » dans le titre de l’oeuvre estsignifiante. Elle pointe la relativité de la valeur de l’argent. Dans la salle adjacente, lesdeux photographies présentées, « Le Stock #1 » et « Agnès », rejouent la violencede cette dualité. La vue panoramique et monumentale du stock de monnaie del’usine de Pessac, d’où toute présence humaine est bannie, est confrontée au portraitd’une jeune femme chichement vêtue comptant ses sous dans un intérieur suranné.Dans la vidéo « Le produit », un homme debout en chemise cravate est appuyécontre un bureau. Le cadrage est serré, son visage n’apparaît pas. Il explique lesmécanismes de son business, la vente d’un produit bio. Nous comprenons très vitequ’il s’agit de commerce illicite comme possibilité d’engranger du « blé ». Sastratégie, la vente d’un produit de qualité au juste prix, le bon équilibre entre l’offreet la demande, est propre à toute activité commerciale.Mohamed Bourouissa n’a pas la prétention de dresser le réseau exhaustif etcomplexe des relations qui nous lient à l’argent. Il cherche avant tout à pointer sonattractivité et son pouvoir comme moteur et modèle d’intégration, de réussite maisaussi, dans une dimension dichotomique, la force et la violence de sa capacité àexclure. Avec le jeton à l’effigie de Booba, vendu deux euros à Nuit Blanche, icicerclé dans une plaque de métal et raréfié dans une édition limitée, il n’exclut pasl’art de cette problématique. Tout en évitant l’écueil de la réprobation morale quiaccompagne souvent ce sujet tabou, il indexe une constellation de situations quilaisse au sens une articulation plus large.Lionel Balouin, janvier 2012Né en 1978, Mohamed Bourouissa vit à Paris.Son travail a été présenté au sein de nombreuses expositions personnelles etcollectives en France comme à l’étranger entre autre: au Centre Pompidou (FestivalHors Pistes 2013), au Musée d’art moderne de la Ville de Paris, au Palais de Tokyo, àla Galerie Édouard Manet à Gennevilliers, au Palazzo Grassi - François PinaultFoundation à Venise, au MAXXI à Rome, au New Museum of contemporary art àNew York, au Philadelphia Museum of Art, au SCAD d'Atlanta, au Finnish Museum ofPhotography d’Helsinki, au Muzeum Sztuki à Lodz, au Fotomuseum àRotterdam, à la Nikolaj Kunsthal de Copenhague, au KW Institute for ContemporaryArt de Berlin ainsi que dans le cadre de la Biennale de Berlin et de la dernièreBiennale internationnale d’art contemporain de Venise.Mohamed Bourouissa expose actuellement au sein de l'exposition "Ici ailleurs" (Frichede la Belle de mai, Marseille) à l'occasion de Marseille 2013.MOHAMEDBOUROUISSAALL-IN2 février – 16 mars 2013Mohamed Bourouissa « All -in » est présentée à lagalerie kamel mennour du mardi au samedi, de 11 h à 19 h.Pour toute information complémentaire, vous pouvezcontacter Jessy Mansuy-Leydier, Marie-Sophie Eiché etEmma-Charlotte Gobry-Laurencin par tél : +33 1 56 24 0363 ou par email : galerie@kamelmennour.com.

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