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Nicolas Finet


Auteur, documentariste et éditeur de bandes dessinées

Biographie de Nicolas Finet

Nicolas Finet est un auteur, éditeur, documentariste, consultant, journaliste et conférencier français. Il valorise aujourd’hui, à travers ces différentes activités, sa connaissance approfondie des cultures asiatiques contemporaines ainsi que son compagnonnage de longue date avec la bande dessinée.

Nicolas Finet débute son parcours professionnel dans la presse écrite, au tout début des années 1980. Formé dans la presse quotidienne (La Presse de la MancheFrance-Soir), il choisit très tôt de travailler comme reporter indépendant. Un choix qui le conduit à nourrir de très nombreuses collaborations, sans spécialité initiale, mais avec une forte prédilection pour certains sujets comme l’actualité culturelle, l’image sous toutes ses formes et l’Extrême-Orient. Au fil de quelque vingt ans de journalisme, il voyage ainsi dans près d’une soixantaine de pays et voit ses enquêtes, reportages et entretiens publiés par plus d’une centaine de titres : Les ÉchosTéléramaLes Nouvelles littéraires(À suivre)20 ansL’ExpressL’Usine nouvelleLe Nouvel ÉconomisteGEOÇa m’intéresseCFDT MagazineGrands ReportagesCB NewsLe MondeVSDBàTVoyager MagazineTélé StarRock en StockChallengesVoyages d’Affaires, etc.

Cette trajectoire éclectique l’amène aussi à expérimenter diverses fonctions éditoriales. Il est notamment rédacteur en chef du mensuel Max dès 1989, fonde la même année Angoulême, Le magazine, revue officielle du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême, et sera en 1995 conseiller éditorial et chef d’édition de Lettre d’Europe, bimensuel culturel de la présidence française de l’Union européenne. Il fait également, en marge de la presse écrite, l’expérience d’autres médias, comme la télévision (il officie une saison durant sur France 2 comme coordinateur éditorial d’une émission mensuelle diffusée en direct le samedi soir) et internet, où, à partir de 1999, il conçoit et coordonne un site juridique, signe pendant deux ans des chroniques littéraires et participe aux enquêtes en Asie d’un site dédié au tourisme.

En 1995, Nicolas Finet fonde N2 The Emerging Side, une agence d’information spécialisée dans la couverture de l’Asie orientale, qui fournit des contenus éditoriaux originaux et exclusifs (études, enquêtes, livres, reportages, photographies, etc.) à une clientèle de médias, d’éditeurs, d’institutions et d’entreprises. Dès la fin des années 90, cette agence commence à développer une série d’études qualitatives récurrentes en Asie et en Europe pour le compte de sociétés d’études françaises comme Louis Harris, Ipsos ou Sociovision. Cette activité se poursuit toujours aujourd’hui.

Au cours des années 2000 puis 2010, Nicolas Finet fait à travers de nouvelles activités la synthèse de sa connaissance de l’Asie et de son expertise de la bande dessinée. Il est chargé de mission Asie pour le compte du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême, initie des traductions de bandes dessinées coréennes et chinoises chez plusieurs éditeurs francophones, anime des conférences et des rencontres sur la bande dessinée à Séoul, Paris, Hong Kong, Saint-Pétersbourg, Guangzhou, Jakarta, Taichung et est co-commissaire du premier volet de l’Exposition universelle de la bande dessinée présentée en janvier 2007 au Festival d’Angoulême.

Nicolas Finet a participé à une demi-douzaine d’ouvrages collectifs, développé les scénarios de plusieurs albums de bande dessinée et signé quatre guides de voyage, deux monographies d’artistes, un album-mémorial — (À Suivre) 1978-1997 – Une aventure en bandes dessinées —, un recueil de récits de voyage en Asie, Le puéril jaune, et un essai sur David Bowie.

En 2008, il est le directeur d’ouvrage et l’un des principaux auteurs du DicoManga, premier dictionnaire encyclopédique de la bande dessinée japonaise, publié chez Fleurus et crée au sein de l’École européenne supérieure de l’image (EESI) d’Angoulême un module de conférence consacré à l’histoire de la narration graphique japonaise.

En 2009, Nicolas Finet est commissaire de deux expositions : l’exposition consacrée à la maison d’édition coréenne Sai Comics au 36e Festival international de la bande dessinée d’Angoulême et l’exposition Chine II présentée par le 16e festival BD à Bastia. Il réalise également la postface de la bande dessinée d’Ari Folman et David Polonsky inspirée de leur film Valse avec Bachir et signe les textes du livre Secrets Défense, d’après les peintures de Michelle Auboiron.

En 2010, après avoir été l’un des commissaires de l’exposition collective que le Festival d’Angoulême consacre à la bande dessinée russe, Nés en U.R.S.S., Nicolas Finet préface l’anthologie inachevée de Kazuhiko Miyaya L’Éveil et participe, en tant que consultant sur la Chine, à l’exposition Cent pour cent bande dessinée présentée à la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image, dont il rédige les notices consacrées à la Chine, à la Corée et au Japon. En avril 2010, à l’occasion de la sortie au cinéma du film de Luc Besson Les Aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec, il signe par ailleurs avec Tardi Le Livre d’Adèle, évocation et portrait de sa célèbre héroïne.

En 2011, il est l’un des principaux contributeurs de l’ouvrage collectif 1001 Comics You Must Read Before You Die publié en Grande-Bretagne par Cassell Illustrated et l’année suivante assure la coordination de l’édition française de cet ouvrage, publié chez Flammarion sous le titre Les 1001 BD qu’il faut avoir lues dans sa vie. En 2013, il est l’un des trois auteurs du city guide Séoul publié en trois langues (français, anglais, coréen) chez Louis Vuitton. La même année, à l’occasion de la sortie au cinéma du long métrage Snowpiercer, adaptation par le coréen Bong Joon-ho de la bande dessinée française Le Transperceneige de Lob, Rochette et Legrand, il signe un album évoquant cet univers singulier sous le titre Histoires du Transperceneige, puis début 2014 rédige la préface de l’album San Mao le petit vagabond de Zhang Leping, première publication en France de cet immense classique de la bande dessinée chinoise.

À l’occasion de la 41e édition du Festival d’Angoulême, devenu programmateur de cette manifestation, Nicolas Finet est le commissaire de Tardi et la Grande Guerre, ambitieuse exposition consacré au travail de Jacques Tardi sur la Première Guerre mondiale (l’exposition est ensuite en partie reprise au 16e Comic Salon d’Erlangen en Allemagne), et l’année suivante prend en charge le commissariat de Jirô Taniguchi, l’homme qui rêve, première rétrospective d’envergure consacrée en Europe à ce grand auteur japonais, qui itinérera ensuite à Versailles puis Erlangen. En janvier 2016, alors que le Festival d’Angoulême célèbre Katsuhiro Otomo, Nicolas Finet conçoit, organise et coordonne la venue en France de cet immense auteur, qui prend la forme d’une spectaculaire master class de deux heures en public sur la scène du théâtre local.

Abruptement viré du Festival d’Angoulême par le délégué général de cette organisation, fin octobre 2016, Nicolas Finet redéploie ses activités dans la bande dessinée dans plusieurs directions : collaboration à des projets d’édition traditionnels et numériques, traduction de comics, événementiel international.

En 2018, il devient directeur du domaine bande dessinée de l’éditeur Rue de l’échiquier, développe les projets asiatiques des éditions Petit à Petit et signe chez PLG une nouvelle édition de son livre sur (À Suivre), à l’occasion du quarantième anniversaire du lancement de ce magazine emblématique du roman graphique. Il est par ailleurs intervenant à l’École supérieure européenne de l’image (histoire du manga, roman graphique), chargé d’un atelier de creative writing à l’ECV Paris, siège jusqu’en février 2019 à la commission bande dessinée du Centre national du livre (CNL) et prépare plusieurs documentaires audiovisuels. Il a également co-traduit de l’anglais le livre L’Humanité face à la technologie du prospectiviste Gerd Leonhard.

En 2019, il édite son film Mississippi Ramblin’ – Sur les traces de Robert Johnson dans le sud profond, documentaire consacré au voyage musical de Mezzo et Dupont dans le sud américain, dans le prolongement de leur roman graphique Love in vain (Glénat, 2014).

En août, à l’occasion du cinquantenaire du festival de Woodstock, il fait paraître aux éditions Robinson l’album de bande dessinée Forever Woodstock, mis en images avec brio par le dessinateur Christopher. Et deux mois plus tard signe au Castor Astral un essai sur David Bowie : Starman – 6 juillet 1972, la fabrique de David Bowie.

En 2020, un peu plus de trois ans après avoir été viré du festival d’Angoulême par son délégué général, Nicolas Finet renoue avec l’événementiel à la faveur d’une heureuse collaboration avec le festival Lyon BD, pour lequel il assure le commissariat de l’exposition internationale Éruptions, dont le déploiement, deux fois différé par la pandémie de Covid-19, devrait survenir courant 2021. Il signe par ailleurs chez Marabulles / Hachette, en septembre de cette même année, le scénario du roman graphique Love Me Please – Une histoire de Janis Joplin (1943 – 1970) dessiné par Christopher, à l’occasion du cinquantenaire de la disparition de la chanteuse américaine. Et boucle cette année très intense en signant, pour le compte des éditions Petit à Petit, la direction éditoriale et tous les textes de l’album collectif David Bowie en BD.

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