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Nicolas Repac


Musicien (Chanson française, Electronique, Nu-Jazz)
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Biographie de Nicolas Repac

Biographie fournie par le label Nø Førmat! / Universal Music Classics & Jazz

L’art du medium Tout à la fois guitariste, compositeur, arrangeur et producteur, Nicolas Repac est fondamentalement un hommede l’ombre. Non par timidité excessive ou coquetterie arty. Mais la musique, pour lui, n’a que très peu avoir avecla tyrannie du « tout image » et l’éclat cru des sunlights. Alter ego d’Arthur H depuis près de 15 ans, jamais plus àson aise que dans l’espace calfeutré de son studio des hauteurs de Montmartre, Repac, seul face à ses machines,aime plonger dans sa nuit pour en ramener tel un medium inspiré les échos fantomatiques de quelques mondesenfouis. Passé maître dans l’art subtil des samples et de leurs associations libres, son travail consiste ensuite à leurredonner comme une seconde vie poétique et musicale en les réintroduisant dans la rumeur vibrante du grandmétissage contemporain.

« Swing swing », un manifeste retro-futuristeInaugurée au tournant des années 2000, sa collaboration avec le label Nø Førmat! lui a certes conféré une notoriéténouvelle. Ses rêveries sensualistes autour de la musique africaine et de la voix puissante de la chanteuse malienneMamani Keita (albums « Yelema » et « Gagner l’argent français ») ont incontestablement marqué les esprits. Toutcomme « La grande roue », album de chanson à la fois urbain, nocturne et déambulatoire…Mais c’est probablement « Swing Swing », magistrale etludique divagation autour du jazz qui à ce jour offrait le plus juste aperçu des talents protéiformes du compositeur.De façon légère et instinctive, Repac y interrogeaità partir d’enregistrements historiques samplés et habilement« re-composés », cette manière si particulière de se « poser » dans le temps qu’on appelle le swing, en lui proposant simultanément tout un éventail de devenirs.Une approche rétro-futuriste, revisitant le passé sansêtre passéiste, qui sonnait comme une sorte de manifestediscret de son art poétique.

« Black Box », aux sources du blues (sortie le 4 juin 2012)C’est dans un esprit très voisin qu’il récidive aujourd’huiavec « Black Box », magnifi que voyage musical consacrécette fois au blues dans tous ses états. Plongeant résolument aux sources de cette musique matricielle entretoutes, Repac redécouvre la pluralité des mondes embarqués dans la même expérience traumatique de ladéportation, et révèle tous ces territoires idiomatiquescontaminés en retour par la magie noire de cet art à lafois archaïque et révolutionnaire, de ses douze mesuresclaudicantes et de sa gamme pentatonique universelle.

Documents sonores et voix contemporaines « Black Box », à travers un éventail de voix profondément émouvantes, enregistrées spécifi quement pour l’occasionou issues de documents sonores samplés, s’apparente en effet à une sorte d’inventaire saisissant de cette plaintejoyeusement désabusée, qui partout dans le monde ne cesse de chanter la nostalgie du paradis perdu.Des Works Songs des prisonniers noirs captés par Alan Lomax dans les années 30 à la mélopée intemporelled’un chaman amérindien en passant par le proto-rap joyeux de Bo Diddley, la détresse lancinante d’une chanteusetzigane de Serbie, la gouaille créole des conteurs d’Haïti, la douce complainte de Cheikh Lo, ou encore la saudademétissée du grand chanteur angolais Bonga, c’est la planète entière qui à travers les machines de Repac décline lamultiplicité de ses visions du blues.

L’âme des machines Nicolas Repac « met en scène » avec maestria chacune des voix qu’il accueille dans son projet, travaillant avec un vrai sens cinématique à constituer autour du chant brut et épuré une sorte d’environnement sonore mouvant, zébré d’interventions de guitare électrique et pulsés de grooves entêtants. Mais rien de formaliste ni de systématiquedans ce processus. Qu’il épouse avec sensualité les lignes et les infl exions de la mélodie ou au contraire joue la carte de la confrontation et du détournement pour mieux en révéler le discours subliminal, Repac, tout au long de ce disque, n’a qu’une idée en tête : laisser jaillir l’émotion brute présente au coeur des matériaux empruntés.Avec lui les machines ont décidément une âme !

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