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Nikolaus Harnoncourt

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Biographie de Nikolaus Harnoncourt

Nikolaus Harnoncourt , de son nom complet Johann Nikolaus, comte de La Fontaine et d’Harnoncourt-Unverzagt, né le 6 décembre 1929 à Berlin, en Allemagne, est un chef d'orchestre, violoncelliste et gambiste autrichien. Il est connu pour la grande historicité de ses interprétations musicales de l'ère classique et antérieures.

Deux ans après sa naissance, son frère Philipp vit le jour et la famille déménage à Graz, où le père a obtenu un doctorat et un poste dans le gouvernement (Landesregierung ) de Styrie. Nikolaus Harnoncourt grandit donc à Graz, en Autriche, et étudie la musique à Vienne.

Nikolaus Harnoncourt fonde le Concentus Musicus Wien avec sa femme, Alice Hoffelner, en 1953 alors qu'il joue du violoncelle avec l'Orchestre symphonique de Vienne. Ce groupe se dédiait à l’authentic performance sur instruments d'époque, et vers les années 1970 son travail au sein de ce dernier lui procure une certaine notoriété.

De fait, Nikolaus Harnoncourt et le Concentus Musicus Wien prennent place au premier rang des musiciens qui, par leurs travaux de recherche, leurs interprétations, leurs écrits, leur enseignement, ont initié, à partir des années soixante, une véritable révolution dans l'interprétation et dans la réception de la musique baroque européenne. Cette révolution a modifié la compréhension et l'évaluation d'une grande partie de cette musique pour de nombreux interprètes dont les productions couvrent le dix-septième et le dix-huitième siècles Elle a exercé une certaine influence sur notre culture musicale et notre sensibilité musicale. De nombreux enregistrements d'Harnoncourt et du Concentus Musicus Wien ont été dans les années 1970 et 1980 des références incontournables pour certains. Bien que contestés par les "modernistes" Les Concertos Brandebourgeois (1964) et l'intégrale des Cantates de Bach, l'Orfeo (1968) et l'incoronazione di Poppea (1974) de Monteverdi, Il Cimento dell'armonia e dell'inventione (1977) de Vivaldi, Belshazzar (1978), l’Ode à Sainte Cécile (1978), Alexander’s Feast (1979), Jephtha (1979) de Haendel, comptent parmi les fleurons d'une abondante et brillante discographie.

En 1967 au côté du chef Gustav Leonhardt, il tient un rôle dans Chronique d’Anna-Magdalena Bach , un film de Jean-Marie Straub et Danièle Huillet [3].

Il a plus tard travaillé avec beaucoup d'autres orchestres en utilisant des instruments modernes, principalement l'Orchestre du Concertgebouw d'Amsterdam, à partir de 1977, mais veillant toujours à préserver une authenticité historique en termes de tempos, de dynamique musicale, etc. Il a également étendu légèrement son répertoire en continuant à jouer de la musique baroque, travail qui l'a rendu célèbre, mais aussi le répertoire d'opérettes viennoises et de symphonies romantiques et post-romantiques (Bruckner). En 2009, il a dirigé à Graz Porgy and Bess de Gerschwyn. Il a effectué un enregistrement des symphonies de Beethoven, avec le Chamber Orchestra of Europe.

En 1971, Harnoncourt et Gustav Leonhardt ont entrepris d'enregistrer toutes les cantates de Johann Sebastian Bach. Le projet s'est terminé en 1990, et ce fut le premier et unique cycle complet de cantates (exceptées les nos 51 et 199) à utiliser des voix solistes et un chœur exclusivement masculin. En 2001, une excellente critique et un Grammy Award sont venus récompenser l'enregistrement de la Passion selon Saint Matthieu de Bach dirigé par Harnoncourt.

L'intelligence de Harnoncourt lui a permis de recentrer largement ses interprétations depuis les années 2000, prenant beaucoup de distance avec les options de ses premiers enregistrements qui ont parfois irrité.

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