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The Hillbilly Moon Explosion


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Biographie de The Hillbilly Moon Explosion

Mon premier, Emanuela Hutter, est une chanteuse suisse minuscule montée sur talons, choucroute rouge sur la tête, un strass posé entre les yeux sur le front à l'indienne, toute précieuse, un tee-shirt Motorhead en tenue de scène ; mon deuxième, Oliver Baroni, est un contrebassiste anglais fou, une tête à la Clovis Cornillac, un look de bad guy des 50's, converses, chaîne accrochée au pantalon ; mon troisième, Dunkan James, est un guitariste helvète qui a des allures de Bowie, dandy un chouïa cowboy, pince-sans-rire décalé ; mon quatrième, Sylvain Petite, est un batteur français fraîchement arrivé, au look jazzy, coiffé d'un chapeau de paille. Mon tout est un groupe européen de rockabilly à la sauce d'aujourd'hui. Assez bons pour avoir eu l'honneur de faire la première partie de Jeff Beck à l'Olympia, ils entament une tournée européenne pour faire découvrir leur tout nouvel album : " Damn Right Honey !". J'étais à Strasbourg, je serai à Montbéliard le 5 avril pour reprendre une dose salutaire de leur musique énergisante.

Dès leur arrivée sur scène, on sait que la soirée va être très rock'n roll, qu'ils vont venir nous chercher, qu'on aura des fourmis dans les jambes, que le concert sera échevelé. C'est le genre de groupe qui balance d'entrée de jeu une telle énergie qu'on en oublie instantanément tout le reste, les bobos du quotidiens, la fatigue, les soucis. Ils s'installent avec, en fond sonore, l'unique tube des Tornadoes (groupe de George Bellamy, papa de Matthew du même nom), l'instrumental "Telsar". Le voyage dans le temps est entamé. Les premières notes de la guitare résonnent, la chanteuse Emanuela Hutter, s'installe derrière son micro spécialement décoré pour l'occasion de fleurs artificielles à LED et, pendant que les musiciens se déchaînent comme on tape un sprint, en donnant tout dès le début, Emanuela se déhanche doucement sur la musique. Elle entonne "Broken Heart" de sa voix douce, pincée, enfantine, surprenante.

Le set est essentiellement constitué de chansons de leur dernier album mais ils n'oublient pas les incontournables de leur répertoire, tels "my love for evermore" et se laissent aller avec bonheur à deux ou trois reprises. Les chansons sont courtes, infiniment dynamiques. Le public, dont certains ont adopté le dress code des années 50, est très réceptif à cette explosion d'énergie. Le contrebassiste, Oliver Baroni, blague entre les morceaux et détend encore plus l'atmosphère. Sur certains morceaux, il prend le relais au chant, sans lâcher son immense contrebasse, qu'il trimballe comme un vulgaire ukulélé. Entre ses mains, elle semble faite en polystyrène. Emanuela, quant à elle, prend sa guitare écarlate pour s'atteler à la partie rythmique pendant que Duncan James vole sur le manche d'une de ses nombreuses guitares pour quelques solos endiablés. Pendant le concert, les regards entre les musiciens sont complices, amusés. On ressent leur grande joie à revisiter cette musique festive. Duncan nous sort un déhanché à la Elvis, tandis que Oliver va jusqu'à… monter sur sa contrebasse, en équilibre ! Le public est ébloui, conquis. Les chansons pleuvent comme une averse bienfaisante de printemps et la fin arrive trop vite. On en redemande aussitôt et les musiciens s'exécutent de bonne grâce. Avec un plaisir évident, ils reviennent pour un bis déchaîné qui se termine par "Maniac lover" après une reprise d'Eddie Cochran, "Jeannie, Jeannie, Jeannie". On ressort ravi, régénéré, vitaminé, en chantant et en se déhanchant tout seul dans la nuit tombée.

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