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Tony Allen


musicien (batterie)
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Biographie de Tony Allen

Tony Allen , né le 12 août 1940 à Lagos (Nigeria), est un batteur, auteur-compositeur nigérian.

Tony Allen a été l'un des pionniers de l'afrobeat avec son maître et ami Fela Anikulapo-Kuti, dont il était le batteur et directeur artistique de 1968 à 1979. Fela a déclaré que "sans Tony Allen, il n'y aurait pas d'Afrobeat"[1]. Il est aussi décrit par Brian Eno comme "peut-être le plus grand batteur qui ait jamais vécu"[2].

Vers le milieu des années 60, les deux compères effectuent une tournée aux États-Unis. Le pays est bouleversé par le mouvement de revendications des afro-américains. Martin Luther King, Malcom X, les Black Panthers... les jeunes musiciens nigérians y font leur apprentissage politique, en grande partie grâce à leurs "sœurs". De cette prise de conscience naîtra un des courants fondamentaux de la musique africaine du XXe siècle : l'Afrobeat. Un groove irrésistible et des textes engagés, un mélange entre rythmes traditionnels et puissance électrique, une recette infaillible dont le creuset est le Nigeria.

Mais très vite des dissensions apparaissent entre Tony et Fela, qui se radicalise politiquement et devient le champion du panafricanisme, le pourfendeur de la corruption et de l'exploitation du continent noir par les multinationales. Tony Allen préfère partir vers des champs musicaux plus expérimentaux. C'est ainsi qu'il se retrouve sur le label Comet Record, fondé par deux jeunes français proches de l'electro, et qu'on verra à ses côtés des musiciens tels que Docteur L, les frères Belmondo ou Ali Boulo Santo.

En 2004, il enregistre la batterie sur la plupart des titres de l'album Politics de Sebastien Tellier. Titre phare de l'album, La Ritournelle remporte un franc succès et apporte à Sébastien une relative notoriété.

En 2005, il revient aux sources avec un album très roots "Lagos no shaking" ("Lagos ne tremble pas") enregistré sur place au Nigéria sur le label Honest John records. Cette maison de disques vient d'être créée par un fou de musique africaine, par ailleurs célèbre musicien pop anglais : Damon Albarn, leader de Blur et de Gorillaz.

En 2006, Damon Albarn forme un "super groupe", The Good, the Bad and the Queen, qui comprend Damon Albarn, Tony Allen, Simon Tong ainsi que Paul Simonon, ancien bassiste des Clash.

En 2008, Allen enregistre sa version de la chanson Where the Streets Have No Name du groupe rock U2 disponible sur l'album In The Name Of Love : Africa Celebrates U2, sorti en 2008.

En 2009, Tony Allen enregistre avec Jimi Tenor l'album Inspiration Information, vol. 4 .

En 2010, Tony Allen participe au titre "They Don't Know" sur l'album "Confessions d'un Enfant du Siècle Vol 3" de Rockin' Squat

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