LE DIRECT

Keiko Takemiya


Mangaka japonaise

Biographie de Keiko Takemiya

Présentation des éditions NaBan

Keiko TAKEMIYA naît le 13 Février 1950 dans la préfecture de Tokushima sur l’île de Shikoku. Inscrite au collège Jôtô, elle débute à l’âge de 17 ans avec son premier titre, Ringo no tsumi. Il s'agira d’un one-shot pré-publié dans le Margaret comics des d’éditions Shûeisha. 

Elle remportera le prix du magazine au cours du mois de Janvier 1968. Cette même année, elle publie Kagikko no Shûdan qui lui permettra de remporter le prix du magazine COM, de la célèbre revue fondée par Osamu TEZUKA. 

En Avril 1968, intégrant l'université de Tokushima, la jeune femme étudie au département de l'éducation et de l'enseignement. Keiko TAKEMIYA deviendra membre d’un club d'art au sein du campus universitaire. C’est au milieu des années 1970 qu’elle fait la connaissance des autres membres du hana no 24-nen-gumi, littéralement "les fabuleuses nées en 24 de l'ère Showa" (1949). Ce nom sera donné plus tard par les fans et les critiques aux dessinatrices les plus influentes de l'époque. On retrouvera parmi elles Riyôko Ikeda (Versailles no bara - Lady Oscar ; Onisama e - Très cher Frère..), Yumiko Oshima (Banana Bread no Pudding, Star of Cottonland), Ryoko Yamagishi (Arabesque, Hi Izuru tokoro no tenshi) et surtout la grande Moto Hagio (Barbara Ikai, Jû-ichi nin iru) qui, par l'ampleur de son œuvre et de son talent, peut être assimilée à la Osamu Tezuka du shôjo manga. 

La spécificité "Keiko TAKEMIYA"... L’œuvre qui bouleversera à tout jamais la façon d’écrire le manga est « Kaze to ki no uta ». Ce manga, dessiné de 1976 à 1984, aborde la question de la prostitution, de l'inceste, de la pédophilie, du viol, le tout en dévoilant la noirceur de l'âme humaine. Mais il ne faut pas résumer « Kaze to Ki no Uta » à un manga au sein duquel des garçons mènent une existence teintée de drame et de sexe, c'est aussi une œuvre féministe. Effectivement, l'autrice représente pages après pages de nombreux fantasmes féminins jusque-là passés sous silence par l'industrie du manga. Celle que l'on retiendra le plus est bien évidemment liée à l'homosexualité puisque l'autrice est l'instigatrice du shônen-aï quand bien même Moto Hagio lui a volé la vedette avec « Le Cœur de Thomas ». Ici Keiko Takemiya va plus loin, allant jusqu'à mettre en scène des scènes de sexe entre hommes pour la première fois dans un shôjo. Une liberté d'assumer et de représenter ses fantasmes qui influencera grandement la littérature érotique féminine et notamment la naissance du boy's love. 

L'oeuvre de Keiko Takemiya

Destination Terra

Destination TerraKeiko TakemiyaNaBan Éditions, 2021

Dernières publications sur Keiko Takemiya

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......