LE DIRECT
Maurice Jaubert

Maurice Jaubert


Compositeur

Biographie de Maurice Jaubert

Maurice Jaubert est né à Nice, le 3 janvier 1900. Il fait ses études au Lycée Masséna et obtient en 1916 un premier prix de piano au Conservatoire de Nice. Il poursuit ses études en Sorbonne (licence de droit et licence de lettres), tout en continuant sa formation musicale. Il devient, en 1919, le plus jeune avocat du barreau de Nice.

En 1920, il part faire ses deux ans de service militaire ; au cours de cette période, il prend la décision d’abandonner le barreau pour la musique. Il quitte Nice au début de 1923 pour Paris, où il achève ses études musicales. Dès ce moment, il compose oeuvres pour piano, musique de chambre et mélodies, entre autres Quatre Romances de Toulet, Les Chants sahariens et un ballet, Les Pêcheurs.

En 1925, il écrit sa première musique de scène pour la pièce de Calderon, Le Magicien prodigieux, montée par les compagnons de Notre-Dame. Se succèdent alors d’autres oeuvres auxquelles il collabore, soit avec des amis d’enfance (Claude-André Puget, Georges Neveux), soit avec des écrivains qu’il admire, comme Jean Giraudoux (Elpénor et plus tard la musique de scène de Tessa et de La Guerrre de Troie n’aura pas lieu) et surtout Jules Supervielle, qui devient un de ses meilleurs amis : après avoir mis en musique « Airs », une des Trois Sérénades, c’est avec lui qu’il compose un poème chorégraphique, Le Jour (1931), créé sous la direction de Pierre Monteux ; neuf ans plus tard, au front, il écrit ses dernières mélodies, Saisir, toujours sur des textes de Supervielle.

Il rencontre pour la première fois le cinéma en 1929 avec une « musique d’écran » pour le film muet d’Hanns Schwarz, Le Mensonge de Nina Petrovna. Séduit par ce nouveau moyen d’expression qu’il aimait et comprenait, il composera de 1930 à 1939, parmi d’autres, la musique de quelques uns des plus grands films français d’alors. Citons les plus importants : L’Atalante et Zéro de conduite de Jean Vigo, plusieurs films de Jean Painlevé et Henri Storck, 14 juillet et Le Dernier Milliardaire de René Clair, L’Affaire est dans le sac des frères Prévert, Carnet de bal et La Fin du jour de Julien Duvivier, Drôle de drame, Le quai des brûmes, Hôtel du Nord et Le Jour se lève de Marcel Carné.

Chef d’orchestre, il dirige non seulement ses propres oeuvres, mais aussi celles de ses contemporains, ainsi que de nombreuses partitions de films d’Arthur Honegger, Jacques Ibert ou Darius Milhaud.

Son ami Vladimir Golschmann dirige à St Louis la Suite française qui lui est dédiée (1932). Il travaille avec l’Angleterre : We Live in Two Worlds d’Alberto Cavalcanti, produit par John Grierson ; une conférence sur la musique de film ; une émission à la BBC (The Voice of Paris).

En Belgique, il écrit la musique de plusieurs courts métrages d’Henri Storck, la musique de scène d’une pièce de Georges Simenon, Quartier nègre, montée à Bruxelles en 1936. Son ami André Souris dirige à Bruxelles, en 1938, la première audition du Concert flamand.

Très concerné par l’évolution de la situation politique en Europe, il prend clairement position et rejoint à sa création l’équipe de la revue Esprit, dans laquelle il écrit régulièrement et notamment, en 1936, un article sur la musique de film qui fait encore autorité aujourd’hui et qui est traduit en plusieurs langues.

Les oeuvres majeures composées pendant les années trente sont la Ballade, la Sonata a due, les Intermèdes, la Suite française, Géographies, Le Jour, la Cantate pour le temps pascal, O mes frères perdus sur des textes d’Eluard, L’Eau vive, suite de mélodies sur des poèmes de Giono. Toutes ces oeuvres sont créées soit sous sa propre direction, soit par des chefs aussi prestigieux que Vladimir Golschmann, Pierre Monteux, Manuel Rosenthal, André Souris, Charles Münch.

Mobilisé le 2 septembre 1939, Maurice Jaubert rejoint le 1er Génie d’Epinal. Capitaine de réserve, il est affecté au commandement de la compagnie de pionners 120/2. Il reste en première ligne de septembre 1939 au début de juin 1940. Il termine «aux armées» Saisir, sur des poèmes de Jules Supervielle, et compose, au début de 1940, Trois Psaumes pour le temps de guerre.

Le 19 juin 1940, le capitaine Maurice Jaubert est blessé à Azérailles ; transporté à l’hôpital de Baccarat, il meurt le même jour.

Dernières publications sur Maurice Jaubert

"Le beau temps" de Maryline Desbiolles (5/5) : Cinquième mouvement
25 min
Fictions / Le Feuilleton
LE 12/04/2019

Maryline Desbiolles vit et écrit à Nice. Un jour qu'elle est invitée à parler d'un de ses livres au collège Maurice Jaubert dans la banlieue est de Nice,...

"Le beau temps" de Maryline Desbiolles (4/5) : Quatrième mouvement
25 min
Fictions / Le Feuilleton
LE 11/04/2019

Maryline Desbiolles vit et écrit à Nice. Un jour qu'elle est invitée à parler d'un de ses livres au collège Maurice Jaubert dans la banlieue est de Nice,...

"Le beau temps" de Maryline Desbiolles (3/5) : Troisième mouvement
24 min
Fictions / Le Feuilleton
LE 10/04/2019

Maryline Desbiolles vit et écrit à Nice. Un jour qu'elle est invitée à parler d'un de ses livres au collège Maurice Jaubert dans la banlieue est de Nice,...

"Le beau temps" de Maryline Desbiolles (2/5) : Deuxième mouvement
24 min
Fictions / Le Feuilleton
LE 09/04/2019

Maurice Jaubert...d'avocat...à compositeur de musiques.

"Le beau temps" de Maryline Desbiolles (1/5) : Premier mouvement
24 min
Fictions / Le Feuilleton
LE 08/04/2019

Maryline Desbiolles vit et écrit à Nice. Un jour qu'elle est invitée à parler d'un de ses livres au collège Maurice Jaubert dans la banlieue est de Nice,...

À venir dansDans    secondess

full_screenCreated with Sketch.